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Immobilier • Belgique

Immobilier en Belgique : les ventes reculent de 2,2 %, mais le prix moyen des maisons continue de monter

Le marché immobilier belge montre deux tendances qui semblent se contredire. Au troisième trimestre 2026, le nombre de logements vendus a reculé de 2,2 % par rapport à la même période de 2025. Pourtant, les prix moyens restent orientés à la hausse : sur les neuf premiers mois de l’année, une maison coûte en moyenne 360 613 €, soit 3 % de plus que la moyenne de 2025.

Le marché immobilier belge semble donc entrer dans une phase plus calme.

Les acheteurs sont moins nombreux à passer à l’acte, mais cela ne suffit pas encore à provoquer une baisse générale des prix.

-2,2 % Le recul du nombre de logements vendus au troisième trimestre 2026 par rapport au troisième trimestre 2025.

Les maisons sont davantage touchées que les appartements

Selon le Baromètre immobilier de la Fédération du notariat, les ventes de maisons ont diminué de 2,8 %.

Pour les appartements, le recul est beaucoup plus limité : seulement 0,4 %.

Maisons : -2,8 % de transactions au troisième trimestre.
Appartements : -0,4 % un marché nettement plus stable.

La Wallonie enregistre le ralentissement le plus marqué

Les différences régionales sont importantes.

En Wallonie, le nombre de ventes a reculé de 5,1 % par rapport au troisième trimestre 2025.

Les ventes de maisons ont baissé de 5,9 %, tandis que les appartements ont reculé de seulement 0,6 %.

La baisse d’activité est donc nettement plus forte en Wallonie que dans l’ensemble du pays.

À Bruxelles, le marché reste presque stable

À Bruxelles, le nombre total de transactions a seulement diminué de 0,1 %.

Les maisons enregistrent une baisse de 1,8 %, mais les appartements progressent de 1,2 %.

La capitale résiste donc mieux au ralentissement que la Wallonie.

En Flandre, la baisse atteint 1,1 %

La Flandre enregistre également un recul, mais plus modéré.

Le nombre de ventes y diminue de 1,1 % sur la période comparée.

Wallonie : -5,1 % pour l’ensemble des ventes.
Bruxelles : -0,1 % marché presque stable.
Flandre : -1,1 % recul plus limité.
Belgique : -2,2 % pour l’ensemble du marché.

Mais le prix moyen d’une maison continue d’augmenter

Malgré la baisse du nombre de transactions, les prix moyens ne reculent pas à l’échelle nationale.

Au cours des neuf premiers mois de 2026, une maison en Belgique a coûté en moyenne 360 613 €.

Cela représente une hausse de 3 % par rapport à la moyenne annuelle de 2025.

360 613 € Le prix moyen d’une maison en Belgique sur les neuf premiers mois de 2026.

Bruxelles dépasse largement les 600 000 €

Les écarts régionaux restent considérables.

À Bruxelles, le prix moyen d’une maison atteint 609 227 €.

Cela représente une hausse de 4,8 % par rapport à 2025.

En Flandre, le prix moyen s’établit à 398 182 €, en progression de 3,5 %.

En Wallonie, une maison coûte en moyenne 270 239 €, soit une hausse plus limitée de 0,6 %.

Moins de ventes ne signifie donc pas automatiquement des prix plus bas

Le nombre de transactions peut ralentir sans provoquer immédiatement une diminution des prix.

Les propriétaires peuvent attendre avant de réduire leurs attentes, tandis que certains biens bien situés continuent de trouver preneur à des niveaux élevés.

Les appartements continuent eux aussi de monter

Sur les neuf premiers mois de 2026, le prix moyen d’un appartement atteint 287 616 € en Belgique.

C’est 2 % de plus que la moyenne de 2025.

À Bruxelles, le prix moyen atteint 301 666 €.

En Flandre, il s’élève à 300 349 €.

En Wallonie, il atteint 216 239 €.

Belgique : 287 616 € prix moyen d’un appartement.
Bruxelles : 301 666 € soit +1,7 %.
Flandre : 300 349 € soit +1,8 %.
Wallonie : 216 239 € soit +2,0 %.

Le Hainaut reste la province wallonne la moins chère

Pour les maisons, le Hainaut affiche un prix moyen de 215 339 €.

C’est légèrement moins qu’en 2025, avec une baisse de 0,3 %.

La province du Luxembourg enregistre la baisse la plus marquée : -2,2 %, pour atteindre 284 088 €.

Le Brabant wallon reste largement au-dessus

Dans le Brabant wallon, une maison coûte en moyenne 477 816 €.

Le prix progresse de 4,2 %, soit la plus forte hausse parmi les provinces wallonnes.

À Namur, le prix moyen atteint 272 201 €, et à Liège 263 112 €.

Le marché belge ne forme donc pas un seul bloc : la situation peut être très différente selon la région, la province et le type de logement.

Pourquoi les ventes ralentissent-elles ?

Fednot cite notamment la hausse des taux d’intérêt comme l’un des facteurs du ralentissement.

Lorsque le coût d’un crédit immobilier augmente, la mensualité nécessaire pour financer le même logement peut devenir plus élevée.

Certains acheteurs doivent alors réduire leur budget, négocier davantage ou reporter leur projet.

L’incertitude économique joue également un rôle

Les candidats investisseurs peuvent aussi devenir plus prudents lorsque les perspectives économiques sont moins claires.

Cela peut réduire le nombre de transactions, même lorsque les propriétaires ne souhaitent pas encore baisser fortement leurs prix.

Les jeunes de 26 à 30 ans restent très actifs

Une autre donnée du Baromètre immobilier attire l’attention.

Sur les neuf premiers mois de 2026, les acheteurs âgés de 26 à 30 ans constituent la catégorie la plus active sur le marché belge.

Ils représentent 21 % des acheteurs de maisons.

Pour les appartements, leur part atteint 15 %.

Les plus de 65 ans restent très présents sur le marché des appartements

Pour les appartements, les plus de 65 ans représentent environ 12 % des acheteurs à l’échelle belge.

En Wallonie, leur poids est encore plus important : ils représentent 16 % des achats d’appartements.

Ils constituent même la première catégorie d’âge pour ce type de bien dans la région.

En Wallonie, les 65 ans et plus représentent 16 % des acheteurs d’appartements, davantage que les 26-30 ans.

L’âge moyen varie selon le type de bien

En Belgique, l’âge moyen d’un acheteur de maison est de 38 ans.

Pour un appartement, il monte à 45 ans.

En Wallonie, l’âge moyen atteint 39 ans pour une maison et 47 ans pour un appartement.

Un marché plus lent peut favoriser davantage de négociation

Quand moins d’acheteurs se disputent les mêmes biens, certains vendeurs peuvent être amenés à revoir leurs attentes.

Cela ne signifie pas que tous les prix vont baisser, mais le rapport de force peut changer sur les biens qui restent longtemps en vente.

L’état énergétique, le coût des travaux et la localisation restent également déterminants.

À retenir : au troisième trimestre 2026, les ventes immobilières ont reculé de 2,2 % en Belgique par rapport au troisième trimestre 2025. Malgré cela, sur les neuf premiers mois de l’année, le prix moyen d’une maison atteint 360 613 € (+3 %) et celui d’un appartement 287 616 € (+2 %). Les chiffres proviennent du Baromètre immobilier de Fednot, publié le 13 octobre 2026.

Le marché immobilier belge ralentit donc, mais les prix moyens ne suivent pas encore la même direction. Les transactions sont moins nombreuses, notamment en Wallonie, alors que le coût moyen d’une maison et d’un appartement reste supérieur à celui de 2025. Pour les acheteurs comme pour les vendeurs, les prochains mois montreront si ce ralentissement finit par peser davantage sur les prix.