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Énergie • Belgique

Gaz et électricité : pourquoi certaines factures risquent de grimper en août

Mauvaise nouvelle pour certains ménages belges : plusieurs fournisseurs ont revu leurs tarifs à la hausse pour le mois d’août. Électricité comme gaz sont concernés, avec des différences parfois importantes selon le fournisseur et le type de contrat.

Les nouvelles cartes tarifaires publiées par les fournisseurs montrent une tendance claire : les offres proposées en août sont souvent plus chères que celles disponibles en juillet.

Mais attention : cela ne signifie pas que tous les Belges vont automatiquement voir leur facture augmenter du même pourcentage. Tout dépend notamment du contrat déjà détenu, de son caractère fixe ou variable et de la consommation du ménage.

+23 % sur l’offre fixe Online de Mega entre les cartes tarifaires de juillet et août
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+14 % annoncés pour l’offre variable Easy d’Engie dans la comparaison relayée en août
jusqu’à +37 % sur certaines offres de gaz comparées d’un mois à l’autre
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Des hausses visibles chez plusieurs fournisseurs

Parmi les exemples relevés début août, l’offre fixe « Online » de Mega affichait un prix de l’énergie d’environ 16,38 centimes par kWh en juillet, contre environ 20,17 centimes en août, soit une progression de l’ordre de 23 %.

Une hausse a également été observée sur certaines offres d’Octa+, tandis que le contrat variable Easy d’Engie affichait une progression annoncée d’environ 14 % dans la comparaison publiée début août.

Les différences peuvent cependant être importantes d’un produit à l’autre. Certaines offres évoluent fortement tandis que d’autres restent beaucoup plus stables.

Important : il s’agit des nouvelles cartes tarifaires Une hausse du prix d’une offre proposée en août ne signifie pas qu’un client ayant déjà signé auparavant un contrat fixe verra soudainement son prix du kWh augmenter de 20 ou 30 %.

Le gaz est lui aussi concerné

Le mouvement est également visible du côté du gaz naturel.

Selon les comparaisons réalisées entre les offres de juillet et celles d’août, certaines cartes tarifaires affichent une progression de l’ordre de 30 %.

Sur le produit Online de Mega cité dans la comparaison, l’augmentation atteint environ 37 % pour la formule fixe et 34 % pour sa version variable.

Ces chiffres illustrent surtout la rapidité avec laquelle les conditions proposées aux nouveaux contrats peuvent évoluer lorsque les marchés de gros deviennent plus tendus.

Contrat fixe ou variable : la différence est essentielle

Contrat à prix fixe

Le prix du kWh prévu au contrat reste normalement fixé pendant la durée convenue. Une nouvelle carte tarifaire plus chère concerne donc surtout les nouvelles souscriptions ou renouvellements.

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Contrat à prix variable

Le prix de l’énergie évolue selon une formule d’indexation. Le coût réellement payé peut donc suivre plus directement les variations du marché.

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Cette distinction est importante. Une personne ayant souscrit un contrat fixe à un tarif intéressant avant les hausses actuelles n’est pas dans la même situation qu’un consommateur dont le contrat variable doit être indexé.

La CREG rappelle qu’avec un contrat à prix fixe, le prix du kilowattheure reste le même pendant la durée du contrat. À l’inverse, un contrat variable évolue selon les paramètres prévus dans sa formule d’indexation.

Une hausse de 30 % du prix de l’énergie ne veut pas dire que la facture totale augmente de 30 %.

La facture comprend également les coûts de réseau, taxes, prélèvements et autres composantes. L’impact final dépend donc du contrat et de la consommation réelle du ménage.

Pourquoi les prix remontent-ils maintenant ?

Plusieurs éléments se sont combinés au cours des dernières semaines.

Les tensions géopolitiques ont notamment renforcé l’incertitude sur les marchés internationaux de l’énergie. Lorsque les acteurs craignent des perturbations d’approvisionnement ou une hausse des coûts, les prix du gaz peuvent réagir rapidement.

Les fortes chaleurs observées en Europe de l’Ouest jouent également un rôle. Une vague de chaleur peut augmenter la demande d’électricité, notamment à cause de l’utilisation accrue des systèmes de refroidissement et de climatisation.

Dans le même temps, certaines installations de production électrique peuvent devoir fonctionner à puissance réduite pendant les épisodes de forte chaleur, ce qui limite temporairement l’offre disponible.

La combinaison d’une demande élevée et d’une production plus contrainte peut donc exercer une pression supplémentaire sur les marchés.

Votre acompte va-t-il augmenter immédiatement ?

Pas nécessairement.

L’acompte mensuel versé à un fournisseur constitue généralement une estimation destinée à répartir sur l’année le montant de la consommation attendue.

Pour les clients concernés par une évolution du prix réel de leur énergie, l’impact peut apparaître progressivement ou lors de la facture de régularisation, selon la manière dont les acomptes sont calculés et adaptés.

Il est donc préférable de ne pas se limiter au montant de son acompte pour déterminer si son contrat est encore intéressant.

Faut-il changer de contrat immédiatement ?

Pas forcément. Changer dans la précipitation simplement parce que les nouvelles offres d’août sont plus élevées pourrait conduire un ménage à abandonner un ancien contrat plus avantageux.

La première chose à vérifier est donc le contrat actuellement détenu : son prix, sa date de fin, son caractère fixe ou variable et les conditions prévues.

Avant de prendre une décision, vérifiez :
  • si votre contrat est fixe ou variable ;
  • le prix du kWh prévu dans votre contrat actuel ;
  • la date de début et de fin du contrat ;
  • les conditions de l’offre proposée aujourd’hui ;
  • l’estimation annuelle complète, et pas seulement le prix affiché du kWh.

Les consommateurs peuvent également utiliser les comparateurs officiels disponibles en Belgique afin de confronter leur contrat actuel aux offres présentes sur le marché.

Les prochaines semaines seront à surveiller

Les fournisseurs actualisent régulièrement leurs offres en fonction de l’évolution des marchés. Les tarifs disponibles aujourd’hui ne préjugent donc pas nécessairement de ceux qui seront proposés dans quelques semaines.

Si les tensions sur les marchés diminuent, certaines offres pourraient à nouveau devenir plus intéressantes. À l’inverse, une nouvelle poussée des prix de gros pourrait maintenir la pression sur les contrats proposés aux ménages.

Pour les ménages belges, le message principal est donc simple : les offres d’énergie sont reparties à la hausse en août, mais l’impact n’est pas identique pour tout le monde.

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Avant de modifier son contrat, mieux vaut savoir exactement ce que l’on paie aujourd’hui et comparer l’ensemble du coût annuel. Un ancien contrat fixe avantageux peut notamment offrir une protection importante lorsque les nouvelles cartes tarifaires remontent.

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