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Consommation • Belgique

La taxe sur les petits colis rapporte déjà 42,5 millions d’euros à la Belgique

Elle n’est en vigueur que depuis quelques semaines, mais la nouvelle taxe appliquée aux petits colis provenant de pays situés hors de l’Union européenne produit déjà des effets très visibles. En juillet, elle aurait rapporté 42,5 millions d’euros à la Belgique.

Depuis le 1er juillet 2026, les petits achats effectués en ligne et expédiés depuis un pays situé en dehors de l’Union européenne sont soumis à un nouveau droit de douane forfaitaire lorsqu’ils ne dépassent pas 150 euros.

Une mesure qui touche directement les nombreux consommateurs belges habitués à commander de petits articles sur des plateformes internationales.

42,5 M€ de recettes estimées pour la Belgique durant le mois de juillet
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3 € de droit forfaitaire par catégorie tarifaire concernée
−35 % de déclarations de petits colis par rapport à la période comparable
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Une taxe de 3 euros… mais le calcul réserve une surprise

Le principe semble simple : un droit forfaitaire de 3 euros est appliqué aux marchandises contenues dans les petits colis provenant de pays hors UE.

Mais cela ne signifie pas forcément que chaque colis coûtera seulement trois euros supplémentaires.

Le détail important Le montant est calculé en fonction des catégories tarifaires différentes présentes dans le colis.

Exemple :

Si une commande contient deux pantalons relevant de la même catégorie, le droit peut rester fixé à 3 euros.

Mais si le même colis contient un pantalon, une paire de chaussures et des bijoux appartenant à trois catégories tarifaires différentes, le montant peut atteindre 9 euros.

C’est donc la composition de la commande, et pas uniquement la valeur totale du colis, qui peut déterminer le montant final du droit.

42,5 millions d’euros récoltés dès le premier mois

Les premiers chiffres communiqués par les douanes sont particulièrement impressionnants.

Pour le seul mois de juillet, la nouvelle mesure aurait déjà généré environ 42,5 millions d’euros de recettes pour la Belgique.

Dans le même temps, le nombre de déclarations concernant les petits colis aurait diminué d’environ 35 %, ce qui représenterait près de 1,26 million de déclarations en moins.

À l’inverse, le nombre de colis dont la valeur dépasse 150 euros aurait progressé.

Le changement ne signifie pas forcément que les Belges commandent beaucoup moins.

Les plateformes semblent déjà adapter leur manière d’expédier les marchandises vers l’Europe.

Les grandes plateformes modifient déjà leurs livraisons

L’une des évolutions observées concerne le regroupement des commandes.

Plutôt que d’envoyer plusieurs petits colis séparément, certaines plateformes pourraient désormais réunir davantage d’articles dans un seul envoi.

Une autre stratégie consiste à faire transiter les marchandises par des centres de distribution situés directement dans l’Union européenne.

Une fois les produits stockés sur le territoire européen, leur livraison finale au consommateur belge ne fonctionne plus exactement comme l’importation directe d’un petit colis venant d’un pays tiers.

Pourquoi cette nouvelle règle a-t-elle été introduite ?

L’objectif ne se limite pas à augmenter les recettes douanières.

L’Union européenne fait face depuis plusieurs années à une explosion du nombre de petits colis liés au commerce électronique international.

En 2025, environ 5,9 milliards d’articles contenus dans des colis de faible valeur seraient entrés dans l’Union européenne sans acquitter de droits de douane classiques.

Les autorités européennes estiment que l’ancien système créait un déséquilibre entre les vendeurs établis dans l’Union et certaines plateformes situées à l’étranger.

Plusieurs problèmes sont également régulièrement évoqués :

  • la sous-évaluation de certains colis ;
  • le fractionnement de commandes en plusieurs petits envois ;
  • la présence de produits contrefaits ;
  • le respect parfois insuffisant des normes européennes de sécurité ;
  • la pression exercée sur les commerçants européens.

Faudra-t-il payer au facteur au moment de la livraison ?

Dans la majorité des situations, non.

Selon les douanes belges, environ 95 % des plateformes concernées devraient intégrer automatiquement ces frais au moment de l’achat.

Le consommateur paie alors directement les montants applicables lorsqu’il valide sa commande en ligne.

Attention aux exceptions Lorsqu’une plateforme ne prélève pas les montants nécessaires à l’avance, des droits de douane, de la TVA ou encore des frais de dédouanement du transporteur peuvent être réclamés lors de l’importation.

Une mesure qui doit encore évoluer

Le système actuel est présenté comme une mesure transitoire.

Il doit s’appliquer entre le 1er juillet 2026 et le 1er juillet 2028, avant l’entrée en vigueur d’un nouveau système douanier européen plus large.

À terme, les droits devraient davantage dépendre de différents éléments comme la nature du produit, son origine et sa valeur.

Pour les consommateurs belges, la différence peut sembler limitée à quelques euros sur une petite commande. Mais lorsque plusieurs catégories de produits sont réunies dans le même colis, la facture peut rapidement augmenter.

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Et après seulement un mois d’application, les premiers chiffres montrent déjà que cette nouvelle règle influence profondément la manière dont les plateformes internationales organisent leurs envois vers la Belgique.

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